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Ivresse et désenvoûtements - Collectif

« Ces Ivresse et désenvoûtements furent rêvés en langue maya tsotsile par des femmes chamanes. Les auteur(e)s de ces chants habitent les Altos de Chiapas dans des villages matériellement pauvres et culturellement les plus riches du Mexique. L’art le plus apprécié chez les Tsotsils est l’art de la parole. Selon leurs ancêtres mayas, les Premiers Pères Mères, les dieux, se nourrissaient de chant et ils créèrent les êtres humains pour que nous les célébrions à travers la poésie. Les Tsotsils d’aujourd’hui n’ont pas oublié que la nichimal k’op, la parole fleurie du chant est essentielle dans la vie quotidienne. Le langage de tous les jours est en vers : pour que le charançon ne mange pas les haricots, pour n’avoir pas à émigrer au loin en quête de travail, pour se protéger de l’éclipse et des soldats ; pour guérir, faire des offrandes et célébrer les morts. » (Introduction.)

Ámbar Past
San Cristóbal de Las Casas, Chiapas
Día de Muertos (Jour des morts), 2014.

Image de couverture : encre de Loxa Jiménes Lópes. La Madre de los vientos tiene el corazón rojo (La Mère des vents a le coeur rouge).
Certains poèmes et dessins ont été publiés dans le n° 35 de Passage d’encres. « La vie magique » (2009).

2015 - 9782358551120 - 36 pages - 12 €.