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Le silence et puis

dimanche 31 juillet 2016

Ch. Tricoit. Nuit 30_2.

La liste des attentats terroristes s’allonge avec ceux de Nice, de Saint-Étienne-du-Rouvray.
L’anonymisation des auteurs d’attentats et la non-publication des images les concernant font débat actuellement dans les médias. « C’est avec de bons sentiments sidérés qu’on bricole une tartufferie nationale », écrit Antoine Perraud dans un article de Mediapart.

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Depuis l’attentat de Nice, des politiques vocifèrent et s’agitent sur les ondes ou sur les bancs du Parlement dans un climat délétère. On voudrait un peu de décence à défaut de silence, mais, en matière d’électoralisme, apparemment tout est bon.

Gilles Kepel, spécialiste de l’islam et des mondes arabes, invité de France Inter le 15 juillet 2016, a dénoncé, quant à lui, « une classe politicienne nulle », ajoutant : « [...] si elle n’est pas capable de comprendre, il ne faut pas s’étonner qu’elle fasse l’objet d’un tel rejet. »
Lire l’article de Bruno Roger-Petit du 15/07/2016, « Après Nice, une classe politique "nulle" face à une France immature », sur challenges.fr.
Et aussi, dans L’Obs, un édito de Matthieu Croissandeau daté du 20 juillet 2016.

tohu-bohu, n. m. inv., de l’hébreu tohou-bohou, chaos (Genèse I, 1-2).

L’argent et la surmédiatisation ont créé un type de politique cabotin et sans scrupules (Berlusconi, Trump, etc.). On craint le pire.